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Rencontre avec Sarah, créatrice d’une lessive 100% made in France

Moins de chimie, plus d’alchimie.

Comment passe-t-on d’un job dans le marketing à la création d’une marque de lessive écologique ?
Après un parcours classique en école de commerce, j’ai travaillé dans le marketing financier. Puis au moment de mes 30 ans, j’ai fait le constat que, ce que l’on fait de ses journées c’est un peu ce que l’on fait de sa vie. Je me suis donc rendue compte que j’avais un problème d’alignement dans ma vie, entre mes valeurs et ce que j’avais envie de faire. C’était le moment d’assumer qui j’étais, faire ce que j’avais envie et me lancer.  

Qu’est-ce qui t’as inspiré une approche plus écologique de la vie ?
Je pouvais passer des heures à faire des recherches sur le minimalisme, lire des bouquins sur l’écologie, mais sans jamais me déconnecter du monde moderne. Ça me passionne toujours de voir des marques qui se construisent autour de ces valeurs-là et à contrario, ça m’énerve de voir l’essentiel de l’industrie proposer de mauvaises choses. Avant L’alchimiste, je ne comprenais pas pourquoi il n’y avait pas plus d’acteurs qui prenaient le pas pour proposer de consommer de façon plus responsable. De mon côté, je faisais déjà mon dentifrice, ma lessive et mon déodorant moi-même. J’ai encouragé mes proches à le faire aussi, mais je sentais qu’ils n’étaient pas à l’aise, alors c’est un peu comme ça que j’ai commencé à réfléchir à une lessive simple, accessible et presque sans déchet.

“Aujourd’hui il n’y a aucune façon de recycler le plastique de façon optimal, il faut juste l’éviter.”

Aujourd’hui quel est l’impact environnemental de la lessive traditionnelle ?
La lessive a plusieurs impacts. Du point de vue de la pollution de l’eau, il y a tellement de molécules chimiques différentes qui sont présentes dans les compositions des lessives, que les stations d’épuration ne peuvent pas tout nettoyer : c’est impossible. On les retrouve donc dans les rivières, les océans et elles perturbent complètement l’écosystème marin. Pour donner un ordre d’idée, on consomme à peu près 26 litres de lessive chacun par an et avec ces 26 litres-là, il y a de quoi tuer l’écosystème d’un étang de 6 hectares. C’est colossale ! Enfin, il y a la production de déchets. De nombreux bidons de lessives sont en plastique PET, c’est toujours mieux que rien, mais ça reste un plastique nouveau et en France nous ne sommes pas du tout équipés pour recycler le plastique PET.  De toute façon, aujourd’hui il n’y a aucune façon de recycler le plastique de façon optimal, il faut juste l’éviter.

En achetant L’alchimiste, quel impact a t-on sur l’environnement  ?
Comme c’est une formule 100% biodégradable, elle ne génère aucune pollution de l’eau et il n’y a aucun résidu persistant. En matière de déchets et de production, la bouteille en verre est réutilisable. On apprend à réutiliser, on ne reproduit rien derrière. On a simplement les recharges qui sont en papier kraft 100% recyclé et biodégradable. Ils sont l’unique déchet généré. Et puis sur la composition, l’idée était d’être le plus minimaliste possible : du savon de Marseille, du bicarbonate de soude, des cristaux de soude et c’est tout. Pourquoi irait-on rajouter d’autres ingrédients ? Pour texturer, colorer ou paumer les consommateurs. Ça ne sert à rien ! On préfère donner de la lisibilité.

www.lalchimiste.paris
@lalchimiste.paris

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